Wall Street : l’argent ne dort jamais

Publié le 7 octobre 2010 par Aurélie

>

Ah, c’est sûr, si on le compare au récent Krach, Wall street 2 est un pur chef d’oeuvre. Le film d’Oliver Stone a pour lui un certain savoir-faire à l’américaine, une vision de Wall Street allant un tout petit peu plus loin qu’un mauvais reportage du JT de TF1, et une dose de cynisme que ne comportait même pas le pauvre film de Fabrice Genestal. Mais voilà : en arrêtant là la comparaison et en s’intéressant au film pour ce qu’il est, la déception est grande et difficilement contestable. Car Oliver Stone, après un W. rigolard et édifiant, semble avoir de nouveau perdu le mordant qui caractérisait ses meilleurs films. Cette vraie-fausse suite apparaît comme une réponse un peu trop facile à la récente crise mondiale et à l’après 11 septembre, surtout venant d’un cinéaste ayant toujours fait preuve d’aisance et d’inventivité avec le vitriol. Le film reprend en gros la trame d’un premier volet datant de 1987, à de grosses modifications près : cette fois, le Gordon Gekko incarné par Michael Douglas n’est plus à l’intérieur du système mais en est désormais l’un des analystes les plus acerbes, sillonnant les États-Unis pour faire la promotion d’un livre sur le bien fondé ou non de l’avidité. Quand au jeune loup qui apprendra à ses côtés, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus, il n’est autre que son futur gendre, ce qui tend à complexifier les relations entre deux hommes venant de se rencontrer et se tournant autour comme des rapaces affamés. Mais rien ou presque ne ressort vraiment de ce film ressemblant davantage à un gros divertissement opportuniste qu’à une réelle satire du monde financier de ce début de millénaire.

Réalisé : Oliver Stone

Avec : Shia LaBeouf

, Michael Douglas

, Charlie Sheen

Sortie : 29/09/2010
Synopsis : Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d’obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l’aide à Gordon Gekko, le meilleur – et le pire – des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d’initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l’argent ne dort jamais.

La suite : http://www.toujoursraison.com/2010/10/wall-street-largent-ne-dort-jamais.html

Partager cet article :

Soyez le premier à réagir

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *